En 2003, alors que je découvre l’Amérique latine, je décide à la suite de quelques semaines de voyage de rester un peu plus que prévu en Uruguay et plus précisément à Montevideo. Ancienne Suisse de l’Amérique latine, l’Uruguay me fascine tout de suite et m’interpelle. Tournée vers le passé, complexée et en manque de reconnaissance, la République Orientale d’Uruguay est considérée par exemple par les argentins comme une province au même titre que les provinces de Mendoza ou de Chubut…et lorsqu’on cite Punta del Este en Europe, on évoque l’Argentine souvent. Bref l’Uruguay n’est pas un grande destination touristique. C’est un petit pays qui aimerait développer sa notoriété. Il n’est pas rare de voir pendant des événements sportifs en Europe où aucun uruguayen ne participe un immense drapeau couleur “celeste” flotter dans une tribune où le long d’une route. Bien évidemment jamais je n’aurais pu noter cela il y a quelques années mais ce détail prend tout son sens lorsqu’on connaît un peu mieux ce bout de terre et ce besoin de reconnaissance si fort. Besoin de reconnaissance et besoin d’être aimé sur lesquels nous reviendrons. Je reste donc presque un an en République Orientale d’Uruguay, année qui me permet de découvrir un phénomène bien étrange. Ce phénomène c’est Carlos Gardel. On le découvre habituellement plutôt en Argentine mais dans mon cas j’étais sur la rive Nord du Rio de la Plata et c’est sur cette rive que je le rencontre et découvre toute une culture tango méconnue. L’image folklorique du tango en Europe est liée exclusivement à l’Argentine et il en est de même pour la figure de Carlos Gardel ou la Cumparsita, “hymne” argentin pourtant composé par l’ uruguayen Gerardo Hernán Matos Rodriguez. Autre information importante avant de continuer: 17.000 tango sont répertoriés à l’AGADU (équivalent de la SACEM en Uruguay) et environ le double en Argentine à la SADAIC (équivalent de la SACEM en Argentine). Ce chiffre est stupéfiant si on le met en rapport avec le nombre de fois où nous citons l’Uruguay quand nous parlons du tango. Avez-vous déjà vu une affiche festival de tango uruguayen…? Franchement ça sonne presque faux et si j’étais directeur d’un festival je parierais plus sur le succès d’un festival de tango argentin. Je découvre donc le tango en Uruguay et poursuit mon voyage en Argentine, à Toulouse, à Paris et aujourd’hui à Barcelone sur les traces de Carlos Gardel. Le hasard de la vie fait que je suis sa trace sans m’en rendre vraiment compte. De cet hasard, je souhaite aujourd’hui en tirer une opportunité pour partager mes interviews, rencontres liées à ce personnage. Vous le verrez dans mes prochains post je l’espère de nombreux mystères rodent autour de Gardel. Ce premier post est une piste. Suite au prochain numéro.
8 ans de sommeil
Après des années de sommeil, je décide aujourd’hui de centraliser toutes mes rencontres, informations et photographies sur ce site. Prochainement du contenu! J’ai choisi d’utiliser comme fond pour ce blog une de mes photographies du Rio de la Plata. Ce fleuve immense qui unit et sépare l’Uruguay de l’Argentine. Cette image, vous le comprendrez par la suite, constitue la base des mes recherches et de mon propos.
11 décembre 2003 – Montevideo
Le 11 décembre 1890 naissait Carlos Gardel?
Festival Gardel-Barcelona
4 jours de festival à Barcelone pour fêter Gardel. C’est dans la capitale catalane que Carlos Gardel a fait ses débuts européens comme interprète au Théâtre Goya avant d’aller à Paris et à New-York.
Voici un lien vers le programme du gestival.
